Résumé

Ouvrir les portes du futur

Rencontre de recherche sur invitation

   

19–20 septembre 2026
Domaine de Monteret, Saint-Cergue

   

Toute ma vie, j’ai cherché à ouvrir des portes entre des mondes qui ne se rencontrent pas assez

Depuis dix ans, mon chemin auprès des Peuples Premiers a profondément transformé ma manière de percevoir la Terre, la conscience, la guérison et notre place dans le Vivant.
Je suis convaincue qu’ils sont des guides essentiels pour le futur. Non parce qu’ils détiendraient seuls toutes les réponses, mais parce qu’ils ont préservé des relations que notre civilisation a progressivement séparées : entre l’être humain et la Terre, le corps et l’esprit, la santé des personnes et celle des territoires, la matière et le sacré.

L’Archipel du Vivant est né de cette conviction : aucun de nos mondes ne peut répondre seul aux bouleversements que nous traversons. Mais de leur rencontre peut émerger une compréhension nouvelle. Faire se rencontrer les mondes

Pendant deux jours, des Gardiens de la Terre et des représentants de Peuples Premiers rencontreront des scientifiques, des médecins, des chercheurs, des philosophes, des artistes et des acteurs de terrain.

Il ne s’agit pas d’organiser une conférence de plus ni d’aligner les prises de parole. Les participants se retrouveront en petits groupes et en cercle, pour partager des transmissions, des témoignages, des expériences dans la nature, des repas et des discussions autour du feu. Ils entreront dans un espace déjà habité par les cinq journées des Gardiens de la Terre : par les cérémonies, les chants, les liens créés pendant la semaine et la présence des éléments. L’intention est de laisser les savoirs et les expériences se rencontrer réellement, se questionner et se déplacer mutuellement.

   

Les questions que nous voulons habiter

Nos sociétés savent mesurer les bouleversements du climat, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources. Pourtant, cette connaissance ne suffit pas à nous faire changer de direction. Ce qui nous manque n’est pas seulement une nouvelle solution. C’est une autre manière de regarder le monde. Retrouver nos racines et notre verticalité.

• Pourquoi l’abondance, la performance et l’hyperconnexion s’accompagnent-elles de tant d’épuisement, de vide et de perte de sens ?

Nous avons développé notre intelligence et notre puissance, mais nous avons oublié une question essentielle : qu’est-ce qui nous rend réellement vivants, vibrants et entiers ? Les Peuples Premiers ont conservé une relation entre la Terre sous leurs pieds, la communauté humaine et ce qui les dépasse. Comment retrouver cette verticalité sans revenir en arrière ni nous enfermer dans un nouveau dogme ?

• Reconnaître la Terre comme un sujet vivant

Peut-on réellement prendre soin de la Terre tant que nous continuons à la considérer comme un objet, un décor ou un ensemble de ressources à gérer ? La science observe, mesure et analyse. Les Peuples Premiers parlent d’une relation avec la forêt, l’eau, les plantes, les animaux et les territoires. Que devient notre manière d’agir lorsque le monde cesse d’être extérieur à nous et redevient un ensemble d’êtres avec lesquels nous sommes en relation ?

• Le corps, la santé et la transformation

Que devient la médecine lorsque le corps n’est plus considéré comme une machine isolée, mais comme un être relié à son histoire, à ses émotions, à son environnement et au collectif ? Nous savons de mieux en mieux expliquer le fonctionnement du cerveau et du corps. Pourtant, nous comprenons encore mal ce qui transforme durablement un être humain. Pourquoi certaines rencontres, certains chants, certains rituels, certaines épreuves ou expériences de beauté changent-ils une vie, alors que tant de connaissances intellectuelles nous traversent sans nous transformer ?

• La conscience, le visible et l’invisible

La conscience est-elle uniquement produite par le cerveau ou appartient-elle à une réalité plus vaste ? Comment mettre en dialogue les recherches scientifiques sur la conscience et les expériences de peuples qui vivent depuis des millénaires avec les rêves, les ancêtres, les rituels et les dimensions invisibles du monde — sans les confondre, les réduire ou les opposer ?

• Préserver notre humanité

L’intelligence artificielle modifie déjà notre manière de chercher, d’apprendre, de créer et de penser. Dans un monde où la machine devient toujours plus puissante, que souhaitons-nous préserver de notre humanité ? Comment pouvons-nous développer en chacun de nous l’Intelligence du Vivant qui transcende tous les aspects mentaux avec lesquels nous définissons encore l’intelligence. Comment développer les fabuleux nouveaux espaces de consciences que recèlent notre corps, notre sensibilité, notre intelligence relationnelle et subtiles ?

• Guérir ce qui a été séparé

Entre le corps et l’esprit. Entre l’être humain et la Terre. Entre les générations. Entre le visible et l’invisible. Et si les crises que nous traversons parlaient toutes, de manières différentes, d’une même blessure de séparation ? Guérir signifierait alors recréer des liens et remettre en mouvement ce qui a été coupé.

Une première rencontre appelée à rayonner

L’Archipel du Vivant réunira un cercle de personnes invitées et ne sera pas ouvert au public. Les échanges seront filmés, traduits et diffusés gratuitement pour que ces paroles puissent voyager au-delà des personnes présentes. Nous ne savons pas encore précisément ce qui naîtra de ces deux journées. Nous savons pourquoi nous les créons : pour faire entrer des voix rarement entendues dans l’espace public, ouvrir des passages entre les savoirs et contribuer à faire émerger d’autres récits pour notre avenir.

   

Ce n’est pas l’aboutissement d’un projet. C’est le début d’une aventure. A découvrir et partager sur Youtube dès cet automne

   

   

   

   

   

Abonnez-vous à ma newsletter

Vous recevrez les actualités sur les voyages, soirées, stages et rencontres à venir.

* champs obligatoires